État d'âme sur les rails

10/06/2014

De retour du week-end de la fête des mères, passé à Cambrai, confortablement installé dans le train qui me ramènerait chez moi, à Paris, ma plume a transcrit ma pensée vagabonde en ces quelques mots:


Passer un Week-End d'élections européennes chez les parents n'était pas sans risque de discussions sous haute tension, au nom de la liberté de penser et de la sainte démocratie. Il est des sujets que j'évite d'aborder quand je retourne dans la maison de mon adolescence: L'argent, nerf de la guerre et cause de bien des soucis dans toutes les familles, surtout en période de crise; La religion, cause de bien des conflits dans tous les pays, y compris dans cette France méconnaissable, pas aussi laïque que dans mes rêves de républicain; La politique qui dans toute l'Europe me déçoit, au point de donner le pouvoir à des partis conservateurs les plus extrêmes.
Heureusement, c'était aussi le dimanche où toutes les mamans étaient à l'honneur. La mienne et celles de mes petits-enfants, en priorité. Celles de la famille proche, sans oublier celles qui nous ont quittées, comme ma grand-mère maternelle ou, bien entendu, mon épouse durant plus d'un quart de siècle, qui me donna de si beaux enfants.
Si cette hommage annuel, chers aux commerçants, n'existait pas, les échanges de cette fin de semaine se seraient limités aux problèmes de santé. Là aussi, à l'automne de ma vie et à l'hiver plus rude encore de mes parents, le sujet reste inépuisable, tant il est vital pour chacun d'entre nous. Il en fut question, mais avec modération.
Dans le train qui me ramène chez moi, au cœur de Paris, il me plait de constater, une fois de plus, que l'Amour reste la seule vraie valeur qui peut sauver le monde, à commencer par le mien. Pour beaucoup, ce sentiment, qui fait battre les cœurs, donne le vrai sens à la Vie. Quelques soient les histoires, les parcours, les situations et opinions individuelles, AIMER reste le seul et beau verbe à conjuguer pour être heureux. L'écrire est pour moi une profession de foi qui m'évite d'aller trop tôt me cacher, comme les oiseaux, pour mourir.
Tout ça pour dire que j'ai passé, contre toute attente, une merveilleuse fin de semaine, en bonne compagnie, avec un couple d'amoureux, que j'ai trouvé beau, dans tous les sens du terme. J'en ai conscience et mesure la distance qu'il me reste à parcourir pour admettre avoir réussi ma vie.

Lo:-)