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L'homme qui valait 35 milliards - Nicolas Ancion

“Lionel, artiste plasticien ému par le drame que vit son ami, sans emploi à la suite de la fermeture d’un haut-fourneau liégeois, décide d’enlever le PDG du plus important groupe sidérurgique mondial, Lakshmi Mittal. Aidé d’amis et assisté par une équipe de tournage, il oblige l’homme d’affaires à réaliser des œuvres d’art contemporaines de plus en plus absurdes.”



Présentation de l’éditeur

L'homme qui valait 35 milliards - Nicolas Ancion
Pour cette rentrée littéraire, Nicolas Ancion signe un roman en forme de coup de gueule et de déclaration d’amour. Gros coup de gueule contre les capitaines d’industrie, agioteurs et politicards ; déclaration douce-amère à la ville de Liège et aux Liégeois.

Nouvelliste confirmé, entre autres casquettes, Nicolas Ancion revêt ici ses habits de romancier « pour adultes ». Et il n’y va pas avec le dos de la cuiller. Ca scande, ça gueule, ça pleure, ça rit, ça cajole… Son sujet est grave, il le traite d’une manière profondément engagée : « Tu marches jusqu’à la sortie et c’est à ce moment-là que ça te prend, dans le couloir d’accès, juste avant la pointeuse, tu penses que c’est la dernière fois que tu feras ce trajet, c’est trop lourd à porter pour toi, tu sens une grosse boule d’angoisse qui remonte depuis ton estomac, elle bloque à hauteur de la gorge, elle ne parvient pas à passer jusqu’à ce que, d’un coup, elle éclate. Ca sort par les deux yeux, par ta bouche, des sanglots et des larmes, des hoquets qui te prennent, le vigile te voit passer, il n’ose même pas te demander de dépointer, il te regarde ouvrir la porte et c’est là que tu tombes nez à nez avec les caméras. »

L’homme qui valait 35 milliards est un roman de la crise. La crise vue d’en bas. Qu’on ne s’attende pas à de grandes analyses socio-économiques, on est ici dans les conversations de comptoir, les tirades enflammées devant une pinte de bière… On suit un ouvrier au bout du rouleau, un artiste dans la dèche, une jeune femme à la peau peut-être trop mate pour travailler ailleurs que dans un fast-food… et Lakshmi Mittal, kidnappé par une bande décidée à lui donner une leçon de choses. Je reste dubitative quant aux conditions de l’enlèvement de ce Mr Big et au non-déploiement de forces policières dignes d’un Mr President, mais l’auteur nous le dit bien dès le départ, tout ça c’est pour du faux : « Parfois, on aimerait que les histoires qu’on invente ne soient pas de pures fictions. Mais dans le cas du roman ici publié, il faut bien admettre que tant les personnages que les situations sont entièrement imaginaires. S’ils évoquent chez les lecteurs des personnages existant ou ayant existé, ce n’est que pure coïncidence. »

Ce petit avertissement le protègera-t-il du ramdam qui l’attend ? Probablement pas. En attendant, on se laisse gentiment porter par un roman où l’on joue avec les genres, les styles, les registres… Nicolas Ancion semble s’amuser, pour de vrai.

Nicolas ANCION, L’homme qui valait 35 milliards, Bruxelles, Luc Pire – Grand Miroir,
Paru le 27/08/2009.


Biographie de Nicolas ANCION

L'homme qui valait 35 milliards - Nicolas Ancion
Nicolas Ancion est né en Belgique, de parents marionnettistes. Après avoir beaucoup voyagé et exercé de nombreux métiers, il s’est installé dans l’Aude avec sa petite famille, pour écrire au calme les oeuvres suivantes :

Romans

Retrouver ses facultés, illustrations de Kroll, Éd. de l'Université de Liège, 2009
L'homme qui valait 35 milliards, Le Grand Miroir, 2009
Dans la Cité Volta, CFC Editions, 2005.
Quatrième étage, Editions Luc Pire, Bruxelles, 2000 (rééd. Le Grand Miroir 2006) - Prix des Lycéens 2001.
Écrivain cherche place concierge, Editions Luc Pire, 1998 (rééd. Le Grand Miroir, 2005).
Le cahier gonflable, roman, Editions de l'Hèbe, 1997.
Ciel bleu trop bleu, roman, Editions de l'Hèbe, Grolley, 1995 - Prix Jeunes Talents de la Province de Liège.

Nouvelles

Les ours n'ont pas de problème de parking, Pocket, juin 2009
Nous sommes tous des playmobiles, Le Grand Miroir, 2007 (rééd. Pocket, 2008).
Les ours n’ont pas de problème de parking, Le Grand Miroir, 2001.
Romans pour adolescents
Le garçon qui avait avalé son lecteur MP3, Averbode, 2008.
Carrière solo, Labor Zone J, 2006 (rééd. Mijade, 2008).
Le garçon qui avait mangé un bus, Averbode, 2004.
Autres ouvrages jeunesse
Mission eurovision, Averbode, 2007. (10-12 ans).
France et le vélo rouge, Averbode, 2005. (premiers lecteurs).
Mimo et les étoiles, Averbode, 2004. (album pour enfants).

Poésie

Métro boulot dodo, poésie, L’Arbre à Paroles, 2006.
Le poète fait construire - FHW/ Nicolas Ancion, Editions Fourre-tout, 2006.
Le poète fait sa pub, Maelström, 2006 - Prix Gros Sel 2006.
Le dortoir, Editions le Fram, 2004.
70 raisons de péter en public, Editions de l’Heure, Charleroi, 1999.
39 doigts et 4 oreilles, illustrations de Frédéric Hainaut , Les éperonniers, Bruxelles, 1998.
Ces chers vieux monstres, poésie, Editions Unimuse, 1997.

Théâtre

Panique au Forem, Création par la compagnie Pie 3,14, et tournée 2007-2008.
Grand Hôtel, Création par la compagnie Gurgum, Bruxelles, 2004. Reprise, et tournée 2005-2007.
A quoi pense-t-on quand on est seul ? Création par la Compagnie de Monelle, 2001. Reprise par la compagnie Ça va Ça va , 2003. Création à Besançon par la Compagnie des Chimères, 2004. Création à Brazzaville en 2004.
Ultima Forsan, Compagnie de la Mezza Luna, 1999.

POUR ACCEDER AU SITE DE NICOLAS ANCION, CLIQUEZ ICI:// ancion.hautetfort.com




Lundi 19 Octobre 2009
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