Hommage à Jean FerratDes jeunets de Bretagne aux bruyères de l'Ardèche, je vote aujourd'hui pour Ma France, la Sienne, la Notre, celle qui rime avec mon enfance, celle à qui toujours je pense, plus encore loin de ses frontières, là où je respire ses valeurs de liberté, là où rayonne son prestige, là où ses chansons et sa langue sont encore si bien défendues, du printemps qui va naître à ses mortes saisons.
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir Aimer à perdre la raisonAh c'est toujours toi que l'on blesse C'est toujours ton miroir brisé Mon pauvre bonheur, ma faiblesse Toi qu'on insulte et qu'on délaisse Dans toute chair martyrisée Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que dire A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison La faim, la fatigue et le froid Toutes les misères du monde C'est par mon amour que j'y crois En elle je porte ma croix Et de leurs nuits ma nuit se fonde Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que dire A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison
Paroles : Louis Aragon
Musique : Jean Ferrat J'ai tout appris de toi Sur les choses humaines Et j'ai vu dsormais Le monde à ta façon J'ai tout appris de toi Comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel Les toiles lointaines Comme au passant qui chante On reprend sa chanson Jusqu'au sens du frisson J'ai tout appris de toi. Que serais-je sans toi Qui vins ma rencontre Que serais-je sans toi Qu'un coeur au bois dormant Que cette heure arrêtée Au cadran de la montre Que serais-je sans toi Que ce balbutiement. J'ai tout appris de toi Pour ce qui me concerne Qu'il fait jour midi Qu'un ciel peut tre bleu Que le bonheur n'est pas Un quinquet de taverne Tu m'as pris par la main Dans cet enfer moderne O l'homme ne sait plus Ce que c'est dê'tre deux Tu m'as pris par la main Comme un amant heureux. Qui parle de bonheur A souvent les yeux tristes N'est-ce pas un sanglot Que la déconvenue Une corde brise Aux doigts du guitariste Et pourtant je vous dis Que le bonheur existe Ailleurs que dans les rues Ailleurs que dans les nues Terre, terre, voici Ces rades inconnues
Dimanche 14 Mars 2010
loïc leveder
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