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Hommage à Jean Ferrat

Rédigé le Dimanche 14 Mars 2010 à | Lu 839 fois


Des jeunets de Bretagne aux bruyères de l'Ardèche, je vote aujourd'hui pour Ma France, la Sienne, la Notre, celle qui rime avec mon enfance, celle à qui toujours je pense, plus encore loin de ses frontières, là où je respire ses valeurs de liberté, là où rayonne son prestige, là où ses chansons et sa langue sont encore si bien défendues, du printemps qui va naître à ses mortes saisons.


Hommage à Jean Ferrat
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir

Aimer à perdre la raisonAh c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Paroles : Louis Aragon
Musique : Jean Ferrat

J'ai tout appris de toi
Sur les choses humaines
Et j'ai vu dsormais
Le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi
Comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel
Les toiles lointaines
Comme au passant qui chante
On reprend sa chanson
Jusqu'au sens du frisson
J'ai tout appris de toi.
Que serais-je sans toi
Qui vins ma rencontre
Que serais-je sans toi
Qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée
Au cadran de la montre
Que serais-je sans toi
Que ce balbutiement.
J'ai tout appris de toi
Pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour midi
Qu'un ciel peut tre bleu
Que le bonheur n'est pas
Un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main
Dans cet enfer moderne
O l'homme ne sait plus
Ce que c'est dê'tre deux
Tu m'as pris par la main
Comme un amant heureux.
Qui parle de bonheur
A souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot
Que la déconvenue
Une corde brise
Aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis
Que le bonheur existe
Ailleurs que dans les rues
Ailleurs que dans les nues
Terre, terre, voici
Ces rades inconnues


loïc leveder
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