David Mangin
Le projet du Français David Mangin
combine un toit de deux hectares (grand comme la place des Vosges à Paris) de 9 mètres de haut et de 145 mètres de côté ainsi qu'un jardin de 4 hectares fait d'"atolls" et divisé par des "ramblas", large avenue reliant ce nouveau "carreau des Halles" à la Bourse du commerce.
La commission d'appel d'offres de la Ville de Paris s'est réunie mercredi pour choisir le lauréat parmi quatre équipes dont les projets ont été présentés à la population au printemps.
Quatre projets étaient en lice : "toit géant" de Mangin, champs de "derricks colorés" du Néerlandais Rem Koolhaas, "prairie suspendue" du Français Jean Nouvel, "vitrail horizontal" du Néerlandais Winy Maas. Les quatre équipes avaient été choisies en avril parmi trente-deux ayant répondu à un appel d'offres européen ("marché de définitions", très flexible). En octobre, elles avaient rendu une version revue à la baisse.
La commission d'appel d'offres de la Ville de Paris s'est réunie mercredi pour choisir le lauréat parmi quatre équipes dont les projets ont été présentés à la population au printemps.
Quatre projets étaient en lice : "toit géant" de Mangin, champs de "derricks colorés" du Néerlandais Rem Koolhaas, "prairie suspendue" du Français Jean Nouvel, "vitrail horizontal" du Néerlandais Winy Maas. Les quatre équipes avaient été choisies en avril parmi trente-deux ayant répondu à un appel d'offres européen ("marché de définitions", très flexible). En octobre, elles avaient rendu une version revue à la baisse.
Maquette dy projet
TOIT DE DEUX HECTARES
Le projet de David Mangin combine un toit de deux hectares (grand comme la place des Vosges) de 9 mètres de haut et 145 mètres de côté et un jardin de 4 hectares fait d'"atolls" et divisé par des "ramblas", large avenue reliant ce nouveau "carreau des Halles" à la Bourse du commerce. Celle-ci a vocation à accueillir l'Université de tous les savoirs, une cité du design, un restaurant panoramique. Le toit géant est fait de caissons couverts de cuivre patiné, vitrés ou ajourés. Il crée un "passage couvert" du XXIe siècle, à la fois hall de gare, promenade et galerie commerciale. "Respect d'éléments existants, distinction forte entre l'espace public du jardin et des pôles d'activités", selon la SEM-Centre, qui a piloté le dossier.
Pour ce lieu stratégique, les débats ont fait rage. Pas facile de combiner les demandes "a minima" des riverains, la continuité des métros et RER, l'hostilité des alliés Verts du maire à toute densification, les nécessités commerciales... Unibail, puissant gestionnaire de la zone commerciale, a fait valoir que ce devait être Mangin ou "la guerre", relève-t-on à la SEM-Centre.
Aucun projet n'a fait l'unanimité. "Je suis déçu", dit Jean-François Legaret, maire UMP du Ier arrondissement, pour qui tous les plans manquent de vision. Mais pour Christophe Girard, adjoint Vert au maire de Paris, "ce sera toujours mieux qu'avant".
LE CŒUR DE PARIS
Cœur et ex-ventre de Paris, cet espace compliqué a été traumatisé par la destruction des pavillons Baltard dans les années 1970. En 1978, Jacques Chirac, élu maire de Paris, se proclame "architecte en chef" et abandonne un projet de l'Espagnol Ricardo Bofill de réaménagement des Halles. La dernière tranche des travaux du forum, construit sur quatre niveaux souterrains, sera achevée en 1985. Les jardins, au pied de l'église Saint-Eustache, seront ouverts au public un an plus tard. Mais les Halles ont mal vieilli, esthétiquement et fonctionnellement.
Car ce lieu collectionne les records : plus grande gare d'Europe (800 000 passagers par jour), plus grand centre commercial de Paris, plus grande Fnac du monde, plus grand complexe cinématographique européen... Mais dans ce qui fut jadis le royaume des bouchers et maraîchers, la fripe a détrôné la tripe. H&M, Gap, Zara... les grandes enseignes tiennent le haut du forum.
Pour ce lieu stratégique, les débats ont fait rage. Pas facile de combiner les demandes "a minima" des riverains, la continuité des métros et RER, l'hostilité des alliés Verts du maire à toute densification, les nécessités commerciales... Unibail, puissant gestionnaire de la zone commerciale, a fait valoir que ce devait être Mangin ou "la guerre", relève-t-on à la SEM-Centre.
Aucun projet n'a fait l'unanimité. "Je suis déçu", dit Jean-François Legaret, maire UMP du Ier arrondissement, pour qui tous les plans manquent de vision. Mais pour Christophe Girard, adjoint Vert au maire de Paris, "ce sera toujours mieux qu'avant".
LE CŒUR DE PARIS
Cœur et ex-ventre de Paris, cet espace compliqué a été traumatisé par la destruction des pavillons Baltard dans les années 1970. En 1978, Jacques Chirac, élu maire de Paris, se proclame "architecte en chef" et abandonne un projet de l'Espagnol Ricardo Bofill de réaménagement des Halles. La dernière tranche des travaux du forum, construit sur quatre niveaux souterrains, sera achevée en 1985. Les jardins, au pied de l'église Saint-Eustache, seront ouverts au public un an plus tard. Mais les Halles ont mal vieilli, esthétiquement et fonctionnellement.
Car ce lieu collectionne les records : plus grande gare d'Europe (800 000 passagers par jour), plus grand centre commercial de Paris, plus grande Fnac du monde, plus grand complexe cinématographique européen... Mais dans ce qui fut jadis le royaume des bouchers et maraîchers, la fripe a détrôné la tripe. H&M, Gap, Zara... les grandes enseignes tiennent le haut du forum.













